Et si les bâtiments se racontaient - Circuit historique et architectural de Vaudreuil-Dorion

 

Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne

Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne (façade principale). © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.
Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.
Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne (détail de la façade principale). © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.
Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne (vue du clocher de l’église Saint-Michel). © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2009.
Dessin préparatoire des architectes Joseph-Ovide Turgeon et Siméon Brais pour l’agrandissement du couvent en 1916. © Collection de la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, Lachine, 1999-351.2.
Académie Saint-Bernard à Shawinigan, vers 1920. © Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM.
Dessin de l’architecte Siméon Brais du couvent de 1887-1888 avant l’agrandissement. © Collection de la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, Lachine, 1999-351.3.
Couvent des Sœurs de Sainte-Anne, vers 1900. © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Jean-Paul Pilon et Lucille Vernier, P25-3.
Groupe d’étudiantes devant la façade principale avec le curé Adrien Patenaude en 1946. © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Germaine Saint-Denis, P283B.1.1.
Premier couvent des Sœurs de Sainte-Anne à Vaudreuil, vers 1946. © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Huguette Servant-Séguin, P90.

Secteur Vieux-Vaudreuil et ancien village Saint-Michel de Vaudreuil

Nom actuel Multi-Centre Saint-Charles

Fonction à l’origine Couvent des Sœurs de Sainte-Anne

Adresse 418, avenue Saint-Charles, Vaudreuil-Dorion

Date de construction 1887-1888

Architecte, firme ou entrepreneur Attribué à Pierre Lortie et fils, architectes (1887-1888); Joseph-Ovide Turgeon et Siméon Brais, architectes (agrandissement de 1916)

Type architectural Non résidentiel et institutionnel

Statut Propriété privée

Une nouvelle congrégation et trois couvents

L’ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne est le bâtiment qui témoigne le mieux du développement institutionnel du Vieux-Vaudreuil1. L’édifice construit en 1887-1888, d’après des plans attribués aux architectes Pierre Lortie et fils de Montréal2, a servi de maison d’enseignement pour jeunes filles. Le bâtiment a été modifié et agrandi en 1916 par l’architecte montréalais Joseph-Ovide Turgeon (1875-1933) et son assistant Siméon Brais (1886-1963), résident de Vaudreuil à compter de 19103. La congrégation en est demeurée propriétaire jusqu’en 2009 avant de le vendre à des intérêts privés4.

Testez vos connaissances

Par quel nom Esther Blondin désirait être appelé avant la fondation de la communauté des Sœurs de Sainte-Anne?

Avant Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne. © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds famille Lefebvre, P106A1,13.

Après Ancien couvent des Sœurs de Sainte-Anne. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.

Histoire

La fondation et le premier couvent de la rue Saint-Michel à Vaudreuil

L’histoire de ce bâtiment débute en 1835 alors que l’abbé Paul-Loup Archambault (1787-1858), curé à Vaudreuil, fait construire une nouvelle école sur son terrain de la rue Saint-Michel5. À ce moment, ce sont deux anciennes novices de la congrégation de Notre-Dame, Suzanne Pineault et Esther Blondin (1809-1890), qui y enseignent. C’est en 1839 qu’Esther Blondin en devient la directrice à la suite du départ de Suzanne Pineault6 et elle y demeurera jusqu’en 1848. L’école est communément appelée l’académie Blondin7. Avec le soutien de l’abbé Archambault, Esther Blondin décide de créer une nouvelle communauté religieuse, l’Institut des filles de Saint-Anne8, qui est reconnue officiellement le 8 septembre 1850 par Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal. Sa fondatrice, Esther Blondin, prend alors le nom de mère Marie-Anne9.

Le deuxième couvent (1874)

Bien que la maison-mère de la congrégation soit déménagée à Saint-Jacques-de-l'Achigan (1853) puis à Lachine (1864), la première école des Sœurs de Sainte-Anne à Vaudreuil demeure très active. À l’étroit dans le bâtiment de la rue Saint-Michel, la fabrique Saint-Michel acquiert en 1874 pour la communauté religieuse « un terrain près de l’église au nord avec une maison et autres bâtisses en construction pour en faire un établissement consacré à l’instruction des jeunes filles de la paroisse »10. L’emplacement [lot no 209] situé à l’angle du chemin du Bois-Vert (avenue Saint-Charles) et du chemin de la Petite-Rivière (rue Jeannotte) est vendu par Victorine Desjardins pour la somme de 2 400 $11. Épouse « contractuellement séparée de biens » du marchand John Desjardins, elle est contrainte de vendre suite à d’importantes difficultés financières12. Outre l’absence de son mari qui a quitté la province depuis plus de 3 ans, Victorine Desjardins se remet difficilement d’un incendie majeur (août 1870) qui a détruit l’ensemble des bâtiments que le couple possédait13. Elle ne peut trouver les fonds afin de terminer « une maison qui est encore en voie de construction »14. C’est à l’intérieur de ce nouvel édifice que les Sœurs de Sainte-Anne vont installer leur deuxième couvent.

Le troisième couvent (1887-1888) et son agrandissement (1916)

Ce nouveau couvent pose rapidement des problèmes aux Sœurs de Sainte-Anne. En effet, le premier août 1886, soit 12 ans après l’achat, la supérieure de la congrégation, sœur Marie-Anastasie, écrit à l’abbé Célestin Martin, curé de Vaudreuil qu’il faut « réparer le dit couvent, ou plutôt [que] de le reconstruire entièrement puisqu’il ne pourrait être réparé convenablement sans des frais considérables »15. Quelques jours plus tard, la paroisse adopte une résolution permettant la reconstruction d’un nouvel édifice en spécifiant les dimensions et les caractéristiques désirées ainsi que les différents termes reliant les deux parties16.

Les travaux pour le troisième couvent débutent au printemps 1887 et se terminent en 188817. La totalité des plans semble être confiée à Pierre Lortie & fils, architectes de Montréal18. Dès l’année suivante, les Sœurs de Sainte-Anne achètent un terrain adjacent (lot no 210-13), appartenant à Robert William Harwood, en vue d'un agrandissement éventuel du couvent terminé un an plus tôt19. En 1916, la maison d’école est finalement agrandie en intégrant et en modifiant considérablement l’aspect du bâtiment de 1887. C’est l’architecte Joseph-Ovide Turgeon qui dessine les plans et devis de cet agrandissement. Il sera assisté par Siméon Brais20 qui amorce alors sa carrière d’architecte et dont les réalisations caractérisent encore aujourd’hui le patrimoine bâti de Vaudreuil-Dorion.

Le couvent après 1955

Le couvent sert de maison d’école pour les jeunes filles de Vaudreuil jusqu’en 1955. Par la suite, en raison de réformes scolaires et de la croissance démographique importante de cette époque, les garçons et les filles de Vaudreuil seront regroupés dans l’école centrale (l’actuelle école Saint-Michel) construite en 1954 et agrandie en 1955 pour y accueillir les niveaux secondaires21. Dès lors, le couvent demeure le lieu de résidence des religieuses qui continuent d’enseigner dans les nouvelles écoles qui voient le jour à Vaudreuil et Dorion (école Sainte-Trinité (1954-1955), école Sainte-Madeleine (1960), école Saint-Jean-Baptiste (1961) et école secondaire de la Cité-des-Jeunes (1963). Cela dit, les religieuses vont continuer d’offrir au couvent des cours privés dans sept classes de niveau primaire pendant plusieurs années. Certaines jeunes filles continueront d’y être pensionnaires jusqu’en 196822. Après cette date, « […] le pensionnat change d’orientation. Désormais, la maison accueillera des groupes plus variés. […] Des cours d’éducation chrétiennes, des ateliers d’aide pédagogique et de croissance favorisent la formation permanente »23. Avant de quitter définitivement le couvent en 199724, les Sœurs de Sainte-Anne louaient et prêtaient déjà des locaux inoccupés et supplémentaires à des organismes communautaires et culturels de Vaudreuil (cercle des Fermières, etc.). En 2009, l’édifice est vendu à des intérêts privés qui en maintiennent la vocation communautaire25. C'est aujourd'hui le Multi-centre Saint-Charles.

Architecture

Le couvent (1887-1888) avant son agrandissement

Les plans du couvent construit en 1887-1888 sont attribués à Pierre Lortie & fils architectes. Bien que le nom de cette entreprise ne se retrouve associé jusqu’à présent qu’au plan des fondations du couvent, de sa toiture et de son clocheton26, il serait surprenant qu’elle n’ait pas conçu l’ensemble du bâtiment. À l’heure actuelle, on connaît peu de détails concernant cette société qui a eu sa place d’affaires, rue Notre-Dame à Montréal27. On sait que Pierre Lortie a participé quelques années plus tôt (1873), à titre d’entrepreneur, à la construction de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes28 située au 430 rue Sainte-Catherine Est à Montréal. Cet édifice religieux fait de nos jours face à l’Université du Québec à Montréal construite près d’un siècle plus tard.

À l’origine, le couvent des Sœurs de Sainte-Anne à Vaudreuil est une maison d'école de deux étages d’environ 60 pieds (18,3 mètres) par 45 pieds (13,7 mètres). Elle comprend une annexe d’un étage de 24 pieds (7,3 mètres) par 20 pieds (6,1 mètres)29. La bâtisse principale et son annexe sont en bois « lambrissés en briques »30. Elle est surmontée d’un toit à deux versants couvert de tôle à la canadienne sur lequel se trouvent huit lucarnes, une lucarne-pignon et un clocheton qui semble s’appuyer sur une longue cheminée située à l’arrière31. Élément intéressant, contrairement aux bâtiments qui occupaient ce terrain avant lui, la façade principale du couvent est positionnée sur le chemin de la Petite-Rivière (rue Jeannotte) au lieu du chemin du Bois-Vert (avenue Saint-Charles) comme la grande majorité des édifices institutionnels de l’époque. Le couvent des Sœurs de Sainte-Anne de Vaudreuil-Dorion est érigé à l’angle des intersections les plus importantes du village à l’époque. Il fait également partie de l’ancien noyau institutionnel de Vaudreuil. On y retrouve l’église Saint-Michel (1784-1787), le palais de justice (1859), le collège Saint-Michel (1859) et la place publique (1783).

L’agrandissement de 1916

En 1916, le bâtiment est agrandi et considérablement  modifié afin d’accueillir davantage d'étudiantes et de pensionnaires. Les plans sont alors confiés à l’architecte montréalais Joseph-Ovide Turgeon (1875-1933) et au jeune Siméon Brais (1886-1963) qui en est alors à ses débuts (voir onglet Personnages).

Comme le souligne l’historien de l’architecture Luc Noppen, les architectes Turgeon et Brais doublent la superficie du bâtiment en articulant sa composition autour d'un avant-corps central, flanqué d'un portail classique et surmonté d'un petit clocher coupole32. Le procédé est typique des couvents québécois maintes fois agrandis et la forme architecturale correspond au style des années 1900. Le couvent actuel de trois étages est coiffé d'un toit à baguette en tôle à versants, style architectural qui se situe après l'épisode des toits mansardés et juste avant celui des toits plats. La lourde corniche, avec ses volumineuses consoles, cercle le bâtiment. Elle est interrompue par des couronnements en tympan qui rythment la façade principale (rue Jeannotte) et la façade secondaire (avenue Saint-Charles). La charpente de l’agrandissement est conçue en acier33. C’est également lors de l’imposant chantier de 1916 que la rue située à l’arrière du couvent, prévue dès 188934, est finalement tracée. Cette nouvelle rue (rue du Couvent) change de nom en 1959. Elle se nomme désormais Esther Blondin en l’honneur de la fondatrice des Sœurs de Sainte-Anne35.

En 1918, l'architecte Joseph-Ovide Turgeon réutilisera les plans du couvent des Sœurs de Sainte-Anne36 afin de construire l’académie Saint-Bernard de Shawinigan pour les Sœurs grises arrivées dans cette municipalité deux ans plus tôt.

Personnages

Informations complémentaires

Le premier couvent de la rue Saint-Michel à Vaudreuil

En 1835, l’abbé Paul-Loup Archambault (1787-1858), curé de Vaudreuil, fait construire, une nouvelle école sur son terrain de la rue Saint-Michel (angle de la rue Saint-Joseph – actuellement rue Louise-Josephte)37. Le bâtiment est situé au cœur de l’ancien village de Saint-Michel (désigné maintenant comme le Vieux-Vaudreuil) et sur l’une des artères importantes de l’époque qui débouche sur la façade de l’église. Il conserve la propriété du bâtiment et des terrains jusqu’à sa mort en 1858. Ils sont transférés par la suite à l’abbé Théophile Brassard qui lui succède à la paroisse Saint-Michel38. Ce dernier décide de léguer la maison d’école (premier couvent) et une partie des terrains aux Sœurs de Sainte-Anne39.Celles-ci y enseignent jusqu’à leur déménagement, en 1874. Elles résident par la suite dans l’édifice dont les travaux avaient été entrepris par Victorine Desjardins, situé à l’angle du chemin du Bois-Vert (avenue Saint-Charles) et du chemin de la Petite-Rivière (rue Jeannotte). Les Sœurs de Sainte-Anne vendent quelques années plus tard la première école de 1835 à Adolphus Ranger40. Ce bâtiment connaîtra au fil des ans plusieurs propriétaires et plusieurs modifications (dont une toiture mansardée)41. En 1961, c’est la congrégation religieuse qui rachète l’édifice qu’elle considère comme « le berceau » de leur ordre religieux42. Cependant, devant l’état déplorable de l’édifice et les coûts élevés des réparations, la communauté décide de le faire démolir. À sa place, le 3 septembre 1967, les religieuses font ériger un monument entouré d’une clôture de fer forgé noir (que l’on peut toujours voir) afin de commémorer la fondation en 1850 et la présence à Vaudreuil de la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne43.

Le couvent des Sœurs de Sainte-Anne en 1948

En 1948, le personnel enseignant du couvent de Vaudreuil compte 23 religieuses sous la supervision de sœur Marie-Anastasie44. Elles enseignent à 146 jeunes filles dont 94 sont pensionnaires et 52 fréquentent l’externat. Si la majorité des étudiantes proviennent de Vaudreuil, certaines d’entre elles sont originaires de Dorion, de Montréal, de Rigaud, de l’île Perrot, de Pointe-des-Cascades, de Pointe-Fortune, de Sainte-Anne-de-Bellevue et même de Cornwall (Ontario). Les étudiantes peuvent y suivre une formation complète de la première à la onzième année. À cette époque, en plus du couvent des Sœurs de Sainte-Anne, il existe sur le territoire municipal le collège Saint-Michel (93 garçons), l’école de rang Quinchien (19 élèves), l’école de rang de la Côte double (12 élèves), l’école de rang de la Petite-Rivière (29 élèves) et l’école de l’Anse (16 élèves).

Références

  1. Afin d’en faciliter la lecture et pour respecter l’aspect historique du développement de la Ville de Vaudreuil-Dorion, les textes du circuit patrimonial utilisent l’appellation Vaudreuil ou Dorion lorsque les événements se déroulent avant 1994, année de la fusion des deux villes.

  2. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.6, 10 mai 1887. Marché entre Abel Prévost, ouvrier maçon et les procureurs de la fabrique de la paroisse de Vaudreuil. « […] Monsieur Abel Prévost […] s’engage […] à creuser toutes les fondations d’un couvent devant être bâti à côté de l’église de la dite paroisse, et représenté par un plan tracé par M. M. Lortie et Cie, architectes Montréal » et M18\D3.6.7, 11 août 1887. « Paiement par les Commissaires d’école de Vaudreuil à P. Lortie et fils, architectes pour les plans pour clocher cheminée en tôle galvanisée ».

  3. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.15, février 1916. Plan et devis pour la construction d’allonge et modification au Couvent du village de Vaudreuil suivant les plans et présent par J.-O. Turgeon, architecte et M18\D3.17, 24 mars 1916. Soumission à S. Brais, architecte par J.-Arnaud, ferblantier, plombier et couvreur pour les travaux à effectuer au couvent des Sœurs Sainte-Anne à Vaudreuil.

  4. M. not., Jean-Pierre Ménard, 29 septembre 2009. Vente par les Sœurs de Sainte-Anne du Québec. Consulté le 20 juillet 2016 sur le site du Registre foncier du Québec, <https://www.registrefoncier.gouv.qc.ca>.

  5. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, Livre des prônes 1834-1836, 7 juin 1835. Annonce de l’abbé Paul-Loup Archambault. « De demain en Août, 15 du présent. S’ouvrira la maison d’école pour les filles. Cette maison n’est pas parfaitement finie. Mais telle qu’elle est, elle vaut encore mieux que celles qu’on a occupées, jusqu’à présent. Mais vous êtes prévenus qu’il faut payer un quartier en avant, parce que je ne puis faire les avances ».

  6. Élie-Joseph Auclair, abbé. Histoire des Sœurs de Sainte-Anne. Les premiers cinquante ans. 1850-1900. Montréal, Imprimerie des Frères des Écoles chrétiennes, 1922, p. 8-9, 22 et 23 et Michel Bélisle. De L’Isle-aux-Tourtes à Vaudreuil-Dorion. Vaudreuil-Dorion, Collectif pour l’histoire de Vaudreuil-Dorion, 2007, p. 171 et 172.

  7. Eugène Nadeau. Martyre du Silence. Mère Marie-Anne, fondatrice des Sœurs de Sainte-Anne (1809-1890). Lachine, Édition Sainte-Anne, 2e édition, 1956, p. 45 et Michel Bélisle. De L’Isle-aux-Tourtes à Vaudreuil-Dorion. Vaudreuil-Dorion, Collectif pour l’histoire de Vaudreuil-Dorion, 2007, p. 171.

  8. Les filles de Saint-Anne adopteront l’appellation Sœurs de Sainte-Anne en 1884 suite à l’approbation de la communauté par le pape Léon XIII (Fiches d’Esther Blondin et des Sœurs de Sainte-Anne. Consultées le 30 novembre 2016 sur le site du Répertoire culturel du Québec, <http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca>).

  9. Fiches d’Esther Blondin et des Sœurs de Sainte-Anne. Consultées le 30 novembre 2016 sur le site du Répertoire culturel du Québec, <http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca>.

  10. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges, Registre, 15532 RB, m. not., François-de-Sales-Octave Turcotte, 21 février 1874 (enregistré le 12 mars 1874). Vente par Victorine Desjardins à la Fabrique de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, p. 157.

  11. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges, Registre, 15532 RB, m. not., François-de-Sales-Octave Turcotte, 21 février 1874 (enregistré le 12 mars 1874). Vente par Victorine Desjardins à la Fabrique de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, p. 158 et 159.

  12. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges, Registre, 15532 RB, m. not., François-de-Sales-Octave Turcotte, 21 février 1874 (enregistré le 12 mars 1874). Vente par Victorine Desjardins à la Fabrique de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, p. 158 et 159.

  13. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges, Registre, 15532 RB, m. not., François-de-Sales-Octave Turcotte, 21 février 1874 (enregistré le 12 mars 1874). Vente par Victorine Desjardins à la Fabrique de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, p. 158 et 159 et Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,9.11, 26 septembre 1872. Requête de Victorine Desjardins, épouse séparée quant aux biens de John Desjardins, pour l’emprunt de 400 $ à la Société de construction permanente du district de Montréal afin de reconstruire « une maison qui a été incendiée le ou vers le dix-huit aout mil huit cent soixante-dix ».

  14. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges. Registre, 15532 RB, m. not. François-de-Sales-Octave Turcotte, 21 février 1874 (enregistré le 12 mars 1874). Vente par Victorine Desjardins à la Fabrique de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, p. 158.

  15. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A7,4.4, 1er août 1886. Lettre de sœur Marie-Anastasie, supérieure générale des Sœurs de Sainte-Anne au révérend Célestin Martin, curé de Vaudreuil.

  16. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, cahier de délibérations 1883-1952, résolutions du 15 août 1886 et du 10 septembre 1886.

  17. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, cahier de délibérations 1883-1952, résolutions du 11 mars 1888 et du 1er janvier 1889.

  18. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.6, 10 mai 1887. Marché entre Abel Prévost, ouvrier maçon et les procureurs de la fabrique de la paroisse de Vaudreuil. « […] Monsieur Abel Prévost […] s’engage […] à creuser toutes les fondations d’un couvent devant être bâti à côté de l’église de la dite paroisse, et représenté par un plan tracé par M. M. Lortie et Cie, architectes Montréal » et M18\D3.6.7, 11 août 1887. « Paiement par les Commissaires d’école de Vaudreuil à P. Lortie et fils, architectes pour les plans pour clocher cheminée en tôle galvanisée ».

  19. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges. Registre, 23181 RB, m. not. François-de-Sales Bastien, 16 mai 1889 (enregistrer le 17 mai 1889). Vente par Robert William Harwood aux Sœurs de Sainte-Anne.

  20. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.15, février 1916. Plan et devis pour la construction d’allonge et modification au Couvent du village de Vaudreuil suivant les plans et présent par J.-O. Turgeon, architecte et M18\D3.17, 24 mars 1916. Soumission à S. Brais, architecte par J.-Arnaud, ferblantier, plombier et couvreur pour les travaux à effectuer au couvent des Sœurs Sainte-Anne à Vaudreuil.

  21. Michel Bélisle. De L’Isle-aux-Tourtes à Vaudreuil-Dorion. Vaudreuil-Dorion, Collectif pour l’histoire de Vaudreuil-Dorion, 2007, p. 310, Adhémar Jeannotte. Vaudreuil. Notes historiques (1702-1963). Vaudreuil, Éditions Vaudreuil, 2e édition, 1982 [1964], p. 78-81 et Commission scolaire des Trois-Lacs, archives, dossier école Saint-Michel, D2-85, Soumission de l’entrepreneur Fernand-J. Labrosse inc. pour la construction de l’école [Saint-Michel] et la résidence adressée aux architectes Brais et Savard, 24 octobre 1952 et soumission de l’entrepreneur Fernand-J. Labrosse inc. pour la construction de l’allonge à l’école Saint-Michel adressée aux architectes Brais et Savard, 30 juin 1955.

  22. Témoignage de sœur Jacqueline Brunette recueilli par Sébastien Daviau, le 20 décembre 2016 à la maison mère des Sœurs de Sainte-Anne à Lachine.

  23. Archives de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, LQ11\60,5.

  24. Informations fournies par madame Hélène Élément, responsable des archives à la congrégation des Sœurs de Sainte-Anne, le 18 avril 2017 et témoignage de madame Diane Morin, présidente du Multi-centre Saint-Charles recueilli par Sébastien Daviau, le 3 avril 2017.

  25. M. not., Jean-Pierre Ménard, 29 septembre 2009. Vente par les Sœurs de Sainte-Anne du Québec. Consulté le 20 juillet 2016 sur le site du Registre foncier du Québec, <https://www.registrefoncier.gouv.qc.ca>.

  26. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.6, 10 mai 1887. Marché entre Abel Prévost, ouvrier maçon et les procureurs de la fabrique de la paroisse de Vaudreuil. « […] Monsieur Abel Prévost […] s’engage […] à creuser toutes les fondations d’un couvent devant être bâti à côté de l’église de la dite paroisse, et représenté par un plan tracé par M. M. Lortie et Cie, architectes Montréal » et M18\D3.6.7, 11 août 1887. Paiement par les Commissaires d’école de Vaudreuil à P. Lortie et fils, architectes pour les plans pour clocher cheminée en tôle galvanisée.

  27. Annuaire Lovell, 1887-1888. Consulté le 29 novembre 2016 sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, <http://bibnum2.banq.qc.ca/bna/lovell/>.

  28. Fiche de la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes. Consultée le 29 novembre 2016 sur le site du Répertoire culturel du Québec, <http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca>.

  29. Les informations sur les dimensions du couvent de 1887-1888 proviennent du cahier de délibérations de la fabrique Saint-Michel, résolution du 10 septembre 1886. Ces dimensions sont le souhait de la fabrique, il faudrait retrouver les plans des architectes de P. Lortie et fils pour le confirmer (Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds de la Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, cahier de délibérations 1883-1952, résolutions du 10 septembre 1886).

  30. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, cahier de délibérations 1883-1952, résolutions du 10 septembre 1886.

  31. Voir les photographies du bâtiment et du dessin de Siméon Brais présentées dans le carrousel d’images.

  32. Ces informations proviennent de Luc Noppen et Sébastien Daviau, « Fiche Ancien Couvent des Sœurs de Sainte-Anne, no 2996 », dans Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015.

  33. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\D3.17, 3 mars 1916, soumission de G. E. Léonard pour The Phenix Bridge V Iron Works de Montréal aux Révérendes Sœurs de Sainte-Anne.

  34. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges. Registre, 23181 RB, m. not. François-de-Sales Bastien, 16 mai 1889 (enregistré le 17 mai 1889). Vente par Robert William Harwood aux Sœurs de Sainte-Anne et Adhémar Jeannotte. Vaudreuil. Notes historiques (1702-1963). Vaudreuil, Éditions Vaudreuil, 2e édition, 1982 [1964], p. 51.

  35. Adhémar Jeannotte. Vaudreuil. Notes historiques (1702-1963). Vaudreuil, Éditions Vaudreuil, 2e édition, 1982 [1964], p. 85.

  36. Luc Noppen et Sébastien Daviau, « Fiche Ancien Couvent des Sœurs de Sainte-Anne, no 2996 », dans Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015.

  37. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A2,3, Livre des prônes 1834-1836, 7 juin 1835 et Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Joseph-Octave Bastien, père, 12 octobre 1831 (2 actes). Vente de quatre emplacements par la seigneuresse Louise-Josephte Chartier de Lotbinière, représentée par son époux Robert Unwin Harwood, au curé Paul-Loup Archambault de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil.

  38. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Wilfrid Castonguay, P14/C,2, avant le premier décembre 1860. Terrier de la seigneurie de Vaudreuil appartenant à Alain Chartier Harwood dans lequel il est mentionné que le curé Théophile Brassard est le propriétaire du terrain.

  39. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-de-Sales Bastien, 1er décembre 1881. Testament du curé Théophile Brassard, domicilié à Vaudreuil.

  40. Bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière de Vaudreuil-Soulanges, Registre, 20247 RB, m. not., François-de-Sales-Octave Turcotte, 10 avril 1883. Vente par la communauté des filles de Sainte-Anne à Adolphus Ranger, commerçant de Vaudreuil.

  41. Voir à ce sujet, Luc Noppen (dir.). L’aire de protection de l’église Saint-Michel de Vaudreuil. Montréal, Harcart, vol. 1, janvier 1983, p. 180-183.

  42. M. not., Lionel Leroux, 16 décembre 1961, Vente par Isidore Rousseau, peintre de Montréal aux Sœurs de Sainte-Anne de Lachine (Luc Noppen (dir.). L’aire de protection de l’église Saint-Michel de Vaudreuil. Montréal, Harcart, vol. 1, janvier 1983, p. 180-183).

  43. Anonyme, « Monument à la mémoire d’Esther Blondin fondatrice des Sœurs de Sainte-Anne », L’Écho de Vaudreuil-Soulanges, mercredi 6 septembre 1967, p. 5.

  44. L’ensemble des informations proviennent de Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Paroisse Saint-Michel de Vaudreuil, M18\A7,4.13-16. Documents rassemblés par l’abbé Adhémar Jeannotte entre 1947 et 1949 dans le cadre de ses fonctions du curé de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil.