Et si les bâtiments se racontaient - Circuit historique et architectural de Vaudreuil-Dorion

 

Maison Narcisse Valois

Maison de Narcisse Valois et de Marie-Josephte Hainault-Deschamps. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2016.
Maison de Narcisse Valois et de Marie-Josephte Hainault-Deschamps. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2016.
Détail de la porte centrale avec vantaux et imposte. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2016.
Le 6, rue Saint-Michel en 1982. © Groupe Harcart.
Le 6, rue Saint-Michel et son garage (ajouté à la maison probablement dans les années 1970). © Groupe Harcart, 1982.
Détail d’un plan du village Saint-Michel de Vaudreuil (1850) et de la maison de Narcisse Valois (en rouge). © Bibliothèque et Archives nationales du Québec, William Teasdale. Plan of the Village of Vaudreuil. 23 février 1850, E21,S555,SS1,SSS23,PV.3.
Les terres de Narcisse Valois (en gris) dans la côte Quinchien. Détail de la carte de H.S. Sitwell et W.F. Drummond, Contoured plan of Vaudreuil, Canada East, surveyed in 1865-1866, 1867. Document modifié par Isabelle Aubuchon. © Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Collection numérique/Cartes et plans.
Autre exemple d’une maison du Bas-Canada rural avec une façade en pierre de taille (425, avenue Saint-Charles). © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.
L’une des cloches du carillon de l’église Saint-Michel de Vaudreuil offerte par Narcisse Valois fils en 1871. Les cloches ont été réalisées par la compagnie londoniennes Mears & Stainbank. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2009.
Cérémonie d’une plantation d’arbres sur le terrain du premier couvent des Sœurs de Sainte-Anne en présence de Henry de Lotbinière Harwood, vers 1975. © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Henry de Lotbinière Harwood, P6-J8.

Secteur Vieux-Vaudreuil et ancien village Saint-Michel de Vaudreuil

Nom actuel Habitations Raymond Allard inc.

Fonction à l’origine Résidence privée

Adresse 6, rue Saint-Michel, Vaudreuil-Dorion

Date de construction 1849-1850

Architecte, firme ou entrepreneur Télesphore Guilbault, maître maçon

Type architectural Maison du Bas-Canada rural (1825-1870)

Statut Propriété privée

Une maison au cœur du village

Située rue Saint-Michel, au cœur de l’ancien village de Vaudreuil1, cette maison, construite en 1849-1850 pour Narcisse Valois (1786-1859) et sa seconde épouse Marie-Josephte Hainault-Deschamps, témoigne encore des caractéristiques architecturales des résidences privées des notables de Vaudreuil. Cultivateur prospère, Narcisse Valois est maire du village Saint-Michel de Vaudreuil entre 1855 et 1859. Les travaux de maçonnerie de cette magnifique maison de pierres sont confiés en octobre 1849 au maître maçon Télesphore Guilbault résident de la paroisse Sainte-Geneviève (Montréal)2. Le bâtiment demeure dans la famille Valois jusqu’à sa vente en 1889.

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Quelle femme de lettre québécoise est née au 6, rue Saint-Michel?

Avant Le 6, rue Saint-Michel en 1982. © Groupe Harcart.

Après Maison de Narcisse Valois et de Marie-Josephte Hainault-Deschamps. © Bernard Bourbonnais – Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, 2017.

Histoire

Les premières terres à Vaudreuil

Natif de la paroisse de Pointe-Claire, c’est en 1809 que Narcisse Valois, alors âgé de 23 ans, acquiert d’Antoine Léger dit Parisien une terre à Vaudreuil située sur le lot no 15 de la côte de Quinchien (première concession)3. Nouvellement marié à Agathe Lalonde (1792-1843), Narcisse Valois s’établit rapidement sur ce terrain faisant face à la rivière des Outaouais. Deux ans plus tard, le premier enfant du couple y voit le jour. Il portera le prénom de son père, soit Narcisse Valois, fils (1811-1880)4.

Cultivateur prospère, Narcisse Valois accroît progressivement, entre 1813 et 1836, la superficie de ses terres cultivables en achetant quatre lots voisins du sien (lots nos 7, 11, 12 et 13)5. Il achète également deux petits lopins de terre sur l’île Perrot et un autre emplacement situé dans la côte Saint-Louis à Vaudreuil6. Ces transactions, son labeur, le soutien familial lui permettent d’atteindre une sécurité financière et une aisance économique qu’il maintient jusqu’à son décès en 1859.

La construction d’une première maison à Vaudreuil en 1816

En raison de sa situation financière florissante, Narcisse Valois décide de  remplacer la maison sise sur le premier terrain acquis d’Antoine Léger dit Parisien (lot no 15). En effet, ce terrain avait été vendu avec une « maison, [une] grange et autres bâtiments dessus construits »7. En 1816, il fait donc construire une nouvelle demeure et passe un marché de construction avec le maître menuisier Pierre Saucier de Vaudreuil afin d’ériger une maison de 38 pieds de longueur (11,6 mètres) sur 34 pieds de largeur (10,4 mètres)8. Ce bâtiment sera la résidence de la famille Valois jusqu’au milieu du 19e siècle. En 1851, Narcisse Valois l’offre en donation à son fils, Alfred Valois (1829-1877)9.

Un nouveau départ et une nouvelle maison

Le décès de son épouse, Agathe Lalonde, en juillet 1843, marque un tournant dans la vie de Narcisse Valois, alors âgé de 56 ans10. Dans un premier temps, il donne le lot no 11 à son fils cadet, François-Xavier Valois, en 184411. L’année suivante, il se remarie avec Marie-Josephte Hainault dit Deschamps originaire de Repentigny12. Le couple décide de quitter la côte de Quinchien et de venir s’installer au cœur du village Saint-Michel de Vaudreuil. En décembre 1848, c’est Marie-Josephte Hainault-Deschamps qui procède à l’achat, « autorisé par son mari », de « huit emplacements sans bâtiment dont quatre donnant sur la rue St-Michel et quatre autres par-derrière donnant sur la rue St-Louis ». Le terrain est acheté à la succession de feu Jean-Baptiste Lefebvre13. Presque un an plus tard, Narcisse Valois confie les travaux de la nouvelle maison familiale au maître maçon Télesphore Guilbault14. Selon, le contrat entre les deux hommes, ces travaux doivent débuter en mai 1850. Narcisse Valois y vivra avec sa nouvelle épouse et sa plus jeune fille (Marie-Josephte-Hérénie) issue de cette union15.

Le choix de Narcisse Valois de s’établir dans le village Saint-Michel n’est pas fortuit et il correspond à un changement d’occupation professionnelle. Suite à sa décision de délaisser l’agriculture pour vivre de ses rentes16, cet ancien marguillier, officier de milice et patriote décide de s’impliquer davantage dans la vie politique pour devenir, en 1855, le quatrième maire du village de Vaudreuil17. Cependant, voyant sa santé décliner, Narcisse Valois tient les dernières séances du conseil municipal qu’il préside dans sa maison de la rue Saint-Michel18. Il meurt le 29 avril 1859 et sera enterré sous le banc d’œuvre de l’église Saint-Michel. Quatre ans plus tard, Marie-Josephte Hainault dit Deschamps vend les quatre emplacements et le bâtiment en pierre au neveu de Narcisse Valois, Louis-Joseph-Avila Valois, médecin à Vaudreuil19, qui la possède jusqu’en 188920.

Architecture

La construction de la maison du 6, rue Saint-Michel

Un an après avoir acquis le terrain de la rue Saint-Michel, Narcisse Valois et son épouse, Marie-Josephte Hainault-Deschamps, décident d’y faire construire leur nouvelle résidence familiale. Un marché de maçonnerie est passé le 26 octobre 184921. Les travaux sont confiés au maître maçon Télesphore Guilbault22. Celui-ci réside dans la paroisse Saint-Geneviève sur l’île de Montréal. Nous savons peu de choses sur cet ouvrier spécialisé. Selon le recensement de 1851, il est né au Sault-aux-Récollets (Montréal) et il est l’époux de Mélanie Payment. Ils ont trois enfants (garçons) en bas âge23. Télesphore Guilbault a 35 ans lorsqu’il entreprend la construction de la maison du 6, rue Saint-Michel.

Le marché de maçonnerie

Narcisse Valois demande à Télesphore Guilbault de lui construire une maison en pierre de « dimension bien vaste [à] savoir de la longueur de 35 pieds (10,7 mètres) sur 32 pieds (9,8 mètres) de largeur » « […] sur l’emplacement du dit S[ieu]r Valois, au village de Vaudreuil »24. Le bâtiment doit avoir un étage seulement, avec des murs de pignon de 18 pieds (5,5 mètres) de hauteur, une façade en pierre de taille « bouchardée à la boucharde bâtarde », trois cheminées dont deux au bout des murs pignons et une entrée de cave. Narcisse Valois doit se procurer tous les matériaux nécessaires à la construction du bâtiment, dont les pierres, le mortier, la chaux et le sable. De plus, « Tous les bois que le dit S[ieu]r Valois trouvera nécessaires et qu'il fournira pour être placés dans la maçonne de la dite maison ainsi que des ferrements seront fixés par le dit S[ieu]r entrepreneur »25. En contrepartie, Télesphore Guilbault doit tailler les pierres chez lui à Sainte-Geneviève (à ses propres frais) et les livrer sur le terrain de la rue Saint-Michel. Comme le souligne l’historien de l’architecture, Luc Noppen, les pierres en grès fournis par Narcisse Valois ont été extraites d’une carrière située sur le territoire de la seigneurie de Vaudreuil, alors que les pierres de taille proviennent de l’île de Montréal26. Le coût des travaux est de 50 livres ou 1 200 livres ancien cours27.

Une maison avec du style

La maison que fait construire Narcisse Valois est typique des habitations du Bas-Canada rural28. Elle associe les héritages français et britanniques tout en y intégrant une touche de néo-classicisme. Les ouvertures (fenêtres à battant à carreaux et lucarnes à pignon) sont symétriques et la porte d’entrée devient l’élément central. Celle-ci est mise en valeur par une imposte et des côtés ajourés (vitrés). La toiture à deux versants déborde de l’avant-toit avec son larmier incurvé afin de protéger et de couvrir entièrement la galerie en façade et bien souvent celle à l’arrière (comme dans ce cas-ci). Ce type de maison se distingue également des constructions précédentes par son élévation par rapport au sol ainsi que par son intérêt dans la disposition des espaces intérieures. Par exemple, les combles sont dorénavant habitables. La pierre de taille est inspirée des résidences et des édifices montréalais et « vise à souligner le caractère urbain […] » du bâtiment29. Vaudreuil-Dorion possède six exemples de ce type de maison du Bas-Canada (1825-1870). Outre la propriété de Narcisse Valois, seule le 425, avenue Saint-Charles, possède encore cette caractéristique30. Élément de prestige social, on retrouve la pierre de taille sur des édifices importants tels que l’église Saint-Michel (414, avenue Saint-Charles), le deuxième manoir de la famille seigneuriale Chartier de Lotbinière Harwood (démoli après un incendie) et l’ancien collège Saint-Michel (431, avenue Saint-Charles)31.

Emplacement central au cœur du village Saint-Michel de Vaudreuil

La maison de Narcisse Valois et de Marie-Josephte Hainault-Deschamps est avantageusement positionnée rue Saint-Michel au cœur du village. À l’instar du chemin du Bois-Vert (avenue Saint-Charles), la rue Saint-Michel est l’un des deux axes importants de ce plan orthogonal conçu à l’origine par le seigneur Michel Chartier de Lotbinière (1723-1798) (qui donne son prénom à la rue) et dessiné en 1783 par l’arpenteur Pierre-Rémi Gagnier (1760-1817)32. Conséquemment, le village de Vaudreuil prend l’aspect d’un damier comportant des rues s’entrecoupant à angle droit et formant une vingtaine d’îlots divisés, pour la plupart, en double rang de lots de 54 pieds (16,5 mètres) sur 84 pieds (25,6 mètres)33. De la galerie de leur nouvelle maison, le couple pouvait apercevoir à leur droite la façade de l’église Saint-Michel et la place publique et à leur gauche, le premier couvent des Sœurs de Sainte-Anne.

Personnages

Informations complémentaires

Narcisse Valois fils (1811-1880)

Bien qu’il n’ait pas vécu dans la maison de la rue Saint-Michel, le fil aîné de Narcisse Valois et d’Agathe Lalonde, Narcisse Valois fils, est un personnage intéressant qui mériterait d’être mieux connu. Né le 12 août 1811 à Vaudreuil, dans la maison sise sur la terre nouvellement acquise par son père en 1809 (lot no 15 de la côte de Quinchien), Narcisse Valois fils s’établit à Montréal dès l’adolescence34. En 1837, il reçoit en donation de son oncle fortuné, Simon Valois (1791-1866), la tannerie que celui-ci a fondé dans le quartier Saint-Antoine à Montréal35. La même année, Narcisse Valois fils épouse, à l’âge de 26 ans, Ursule Ritchot. Le couple aura quatre enfants36. Il est échevin (conseiller municipal) de la ville de Montréal pendant plus de 20 ans, soit de 1846 à 1869. À la fin de sa vie, il possédait un édifice en pierre de deux étages sur la rue Saint-Vincent, non loin de l’hôtel de ville de Montréal37.

Références

  1. Afin d’en faciliter la lecture et pour respecter l’aspect historique du développement de la Ville de Vaudreuil-Dorion, les textes du circuit patrimonial utilisent l’appellation Vaudreuil ou Dorion lorsque les événements se déroulent avant 1994, année de la fusion des deux villes.

  2. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  3. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Louis Thibaudeau, 11 septembre 1809. Vente par Antoine Léger dit Parisien à Narcisse Valois, comparant pour lui, Pierre Valois, son père, cultivateur de la Pointe-Claire [lot no 15].

  4. Pierre Benoit et Huguette Aubin. Baptêmes de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil 1773-2005. Montréal, Société généalogique canadienne-française, 2007, p. 1290.

  5. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Antoine-Alexis Dubois, 6 octobre 1813. Vente par Marie Paré, veuve de Jean-Baptiste Poirier à Narcisse Valois [lot no 13], m. not., Joseph-Octave Bastien, 4 juin 1829. Concession par Robert Unwin Harwood à Narcisse Valois [lot no 7], m. not., Hyacinthe-Fabien Charlebois, 14 août 1832. Vente par Éléazar Hayes et Catherine Trestler à Narcisse Valois [lot no 12] et m. not., Joseph-Octave Bastien, père, 23 octobre 1832. Vente par Laurent Chartier à Narcisse Valois [lot no 11].

  6. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Louis-Édouard Globensky, 3 mars 1828. Vente par Félicité Rousseau à Narcisse Valois d’un lopin de terre dans l’île Perrot; m. not., Hyacinthe-Fabien Charlebois, 27 décembre 1831. Vente par François Clément dit Larivière à Narcisse Valois d’un lopin de terre dans l’île Perrot; m. not., Hyacinthe-Fabien Charlebois, 28 juin 1836. Vente par Narcisse Valois à Pierre Lefebvre d'une terre [lot no 12], Côte Saint-Louis Sud; Lise Chartier. L’île Perrot 1765-1860. La fin de la seigneurie. Québec, Éditions du Septentrion, 2014, p. 275.

  7. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Louis Thibaudeau, 11 septembre 1809. Vente par Antoine Léger dit Parisien à Narcisse Valois, comparant pour lui, Pierre Valois, son père, cultivateur de la Pointe-Claire [lot no 15].

  8. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Jean-Baptiste-Hilaire Deguire, 16 octobre 1816. Marché entre Pierre Saucier, maître menuisier de Vaudreuil et Narcisse Valois, cultivateur de Vaudreuil.

  9. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Joseph-Octave Bastien, fils, 10 novembre 1851. Donation par Narcisse Valois, écuyer et cultivateur, à Alfred Valois, son fils [lot no 15].

  10. Pierre Benoit et Huguette Aubin. Sépultures 1773-2005. Funérailles 1994-2005 de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil. Montréal, Société généalogique canadienne-française, 2007, p. 294 et Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Joseph-Octave Bastien, fils, 1er août 1845. Inventaire des biens de la communauté qui a existé entre Narcisse Valois et feue Agathe Lalonde.

  11. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Antoine-Alexis Dubois, 15 novembre 1844. Donation par Narcisse Valois à François-Xavier Valois, son fils [lot no 11].

  12. Pierre Benoit et Huguette Aubin. Mariages de la paroisse Saint-Michel de Vaudreuil 1773-2005. Montréal, Société généalogique canadienne-française, 2007, p. 232.

  13. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Joseph-Octave Bastien, fils, 5 décembre 1848. Vente par la succession de feu Jean-Baptiste Lefebvre à Marie-Josephte Deschamps, autorisée par son mari Narcisse Valois, écuyer et cultivateur.

  14. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  15. Recensement de 1851. Consultée le 30 mars 2017 sur le site de Bibliothèque et Archives Canada, <http://www.bac-lac.gc.ca/fra/recensements/1851/Pages/1851.aspx>.

  16. Dans le recensement de 1851, le notaire Joseph-Octave Bastien fils, indique que Narcisse Valois est rentier.

  17. Michel Bélisle. De L’Isle-aux-Tourtes à Vaudreuil-Dorion. Vaudreuil-Dorion, Collectif pour l’histoire de Vaudreuil-Dorion, 2007, p. 384.

  18. Ville de Vaudreuil-Dorion, archives, Registres des procès-verbaux de la Corporation du village Saint-Michel de Vaudreuil, 1855-1950.

  19. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., Hyacinthe-Fabien Charlebois, 14 avril 1863. Vente par Josephte Deschamps, veuve de Narcisse Valois, à Louis-Joseph-Avila Valois, écuyer et médecin de Vaudreuil.

  20. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-de-Sales Bastien, 1er mars 1889. Vente par Louis-Joseph-Avila de Sainte-Cunégonde, à Moïse Vinet, ancien cultivateur de Vaudreuil.

  21. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  22. Si dans le contrat d’octobre 1849, les travaux doivent commencer au mois de mai 1850, il semble que la construction débute plus rapidement puisque le bâtiment est déjà présent dans un plan du village datant du 23 février 1850. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, William Teasdale, Plan of the Village of Vaudreuil, 23 février 1850, E21,S555,SS1,SSS23,PV.3.

  23. Recensement de 1851. Consultée le 30 mars 2017 sur le site de Bibliothèque et Archives Canada, <http://www.bac-lac.gc.ca/fra/recensements/1851/Pages/1851.aspx>.

  24. Probablement en raison de la dimension des terrains dans le village, ce bâtiment est plus petit que la première maison de Narcisse Valois (1816) située sur la côte Quinchien. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  25. Bien que nous n’ayons pas retrouvé de marché de construction, cette phrase laisse supposer que Narcisse Valois a engagé d’autres artisans (dont un menuisier) ou reçu de l’aide afin de réaliser les autres composantes de sa maison (planchers, divisions, fenestration, toiture, galerie, etc.). Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  26. Luc Noppen et Jean-François Cloutier-Deraiche, « Fiche maison Narcisse Valois, no 2782 », dans Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015.

  27. Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, microfilms, m. not., François-Hyacinthe Prévost, 26 octobre 1849. Marché de maçonnerie entre Télesphore Guilbault, maître maçon de Sainte-Geneviève, et Narcisse Valois, écuyer de Vaudreuil.

  28. Cette section de notre texte s’inspire directement des deux sources soient : Luc Noppen et Jean-François Cloutier-Deraiche, « Fiche maison Narcisse Valois, no 2782 », dans Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015. et Luc Noppen (dir.). Types architecturaux résidentiels de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion, Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version 2014 (non publié), p. 13.

  29. Luc Noppen et Jean-François Cloutier-Deraiche, « Fiche maison Narcisse Valois, no 2782 », dans Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015.

  30. Luc Noppen, Nadine Maltais et Édith Prégent (dir.). Base de données du patrimoine bâti de la MRC de Vaudreuil-Soulanges. Vaudreuil-Dorion. Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM \ MRC de Vaudreuil-Soulanges \ Musée régional de Vaudreuil-Soulanges, version décembre 2015.

  31. Notons que la façade actuelle en pierre de taille de l’église Saint-Michel a été réalisée selon les plans d’Adolphe Moffatt en 1857. Elle est la seule façade de ces trois bâtiments qui conserve cette caractéristique. Le deuxième manoir des Chartier de Lotbinière-Harwood a brûlé à la fin du 19e siècle alors que, pour le collège Saint-Michel, c’était plutôt un crépi imitant la pierre de taille qui recouvrait la façade et les deux côtés de l’école des garçons du village. Aujourd’hui disparu, des sections de cet enduit ont été retrouvées lors de la restauration de la toiture de l’annexe de l’édifice en 2016-2017.

  32. Sébastien Daviau, « Le village Saint-Michel de Vaudreuil », dans Cahier du participant de l’École d’été du patrimoine 2014, Édith Prégent (dir.), Musée régional de Vaudreuil-Soulanges \ Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM, 5 août 2014, p. 8-10 et Luc Noppen (dir.). L’aire de protection de l’église Saint-Michel de Vaudreuil. Montréal, Harcart, vol. 1, janvier 1983, p. 5-46.

  33. Sébastien Daviau, « Le village Saint-Michel de Vaudreuil », dans Cahier du participant de l’École d’été du patrimoine 2014, Édith Prégent (dir.), Musée régional de Vaudreuil-Soulanges \ Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain ESG UQAM, 5 août 2014, p. 8-10 et Luc Noppen (dir.). L’aire de protection de l’église Saint-Michel de Vaudreuil. Montréal, Harcart, vol. 1, janvier 1983, p. 5-46.

  34. Jean-Jacques Lefebvre, « Valois, Narcisse, tanneur, conseiller municipal ». Consultée le 2 avril 2017 sur le site du Dictionnaire biographique du Canada, <http://www.biographi.ca>.

  35. Anonyme, « Valois (avenue); Place-Simon-Valois », dans Les rues d’Hochelaga. Consultée le 2 avril 2017 sur le site de l’Atelier d’Histoire Mercier Hochelaga Maisonneuve, < https://ahmhm.wordpress.com>.

  36. Jean-Jacques Lefebvre, « Valois, Narcisse, tanneur, conseiller municipal ». Consultée le 2 avril 2017 sur le site du Dictionnaire biographique du Canada, <http://www.biographi.ca>.

  37. Jean-Jacques Lefebvre, « Valois, Narcisse, tanneur, conseiller municipal ». Consultée le 2 avril 2017 sur le site du Dictionnaire biographique du Canada, <http://www.biographi.ca>.